Les céphalées

par | 19 Sep, 2021 | 0 commentaires

Une femme avec les mains sur la tête à cause d'un a mal de crâne

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Les céphalées, caractérisées par des maux de tête récurrents, comptent parmi les affections du système nerveux les plus répandues.

À l’échelle mondiale, on estime que la prévalence des céphalées courantes chez l’adulte (mal symptomatique au moins une fois au cours de l’année écoulée) est d’environ 50%. Entre la moitié et les trois quarts des adultes âgés de 18 à 65 ans dans le monde ont eu mal à la tête au cours de l’année écoulée et, parmi eux, plus de 30% ont fait état d’une migraine.

Types de céphalées

On distingue plus de 200 types de céphalées que l’on classe en deux groupes : primaire ou secondaire se résumant à 3 types de céphalées.

1. Migraine

  • C’est une céphalée primitive, c’est à dire survenant sans aucun lien avec une autre pathologie ou traumatisme identifiable.
  • La migraine apparaît le plus souvent à la puberté et touche surtout les personnes de 30 à 50 ans.
  • Elle est 3 fois plus fréquente chez les femmes que chez les hommes en raison des influences hormonales.
  • Elle est déclenchée par l’activation d’un mécanisme dans les profondeurs du cerveau qui provoque la libération de substances inflammatoires, engendrant la douleur, autour des nerfs et des vaisseaux sanguins de la tête. Facteur génétique.
  • Elle est récurrente, sévit souvent toute la vie et se caractérise par des crises qui durent plus de 15 jours par mois pendant 3 mois.
  • Les crises présentent les caractéristiques suivantes :
    • céphalée qui peut être :
      • d’intensité modérée à sévère ;
      • avec une douleur unilatérale et pulsatile ;
      • accompagnée de nausées/vomissements ;
      • aggravée par les activités physiques ;
      • accompagnée de douleurs cervicales ;
      • peut durer de 4 heures à 3 jours, 72 heures ;
    • la fréquence se situe entre une fois par an et une fois par semaine ;
    • hypersensibilité à la lumière, aux odeurs, au bruit.
    • avec ou sans aura : symptômes visuels qui précèdent la crise migraineuse avec une durée de 5 à 60 minutes (voir flou, des tâches, des étoiles).

2. Céphalée de tension

  • C’est la céphalée primitive la plus courante, 70% de la population.
  • Les céphalées de tension apparaissent souvent à l’adolescence et affectent 3 femmes pour 2 hommes.
  • Le mécanisme d’apparition pourrait être lié au surmenage, au stress ou s’associer à des problèmes musculo-squelettiques cervicaux ou temporo-mandibulaires.
  • La céphalée de tension est bilatérale non pulsatile, décrite comme une pression en forme de bandeau autour de la tête, qui irradie du cou jusqu’à la tête ou se diffuse de la tête au cou. Elle n’est pas aggravée par l’activité physique et n’est pas incapacitante.
  •  Elle est frontale ou bitemporale et peut s’accompagner de troubles digestifs et de douleurs cervicales.

3. Céphalée cervico-génique

  • C’est la céphalée secondaire la plus courante, non associée à un problème neurologique/vasculaire mais à un trouble extérieur à la tête, le plus souvent cervical.
  • Généralement, la céphalée cervico-génique se manifeste par une douleur unilatérale, toujours le même côté, associée à des douleurs au cou, à l’épaule ou encore au bras. Elle est non pulsatile, uniquement douloureuse.
  • Elle augmente par la rotation homolatérale (limitation d’amplitude) et est soulagée par la rotation controlatérale.
  • Il a été observé dans le cas de CCG une faiblesse de la musculature cervicale profonde (long de la tête et long du cou) provoquant de ce fait une sur programmation du SCOM et des scalènes.

Reds flags :

  • Fièvre
  • Altération de la mémoire
  • Paresthésie ou parésie
  • Douleur lancinante
  • Au-delà de 60 ans

Le Noyau trigémino-cervical

Situé dans le tronc cérébral, le noyau magnocellulaire du noyau spinal possède un raccordement spinal des afférences nociceptives des  racines sensitives de C2 et C3 au sous-noyau caudal du V expliquant l’existence de douleurs projetées et référées, constatées cliniquement dans les cas des céphalées.

On distingue une anastomose entre les fibres sensitives de C3 et les fibres sensitives du nerf V3, et entre les afférences nociceptives trigémino-vasculaires de V1 et les afférences nociceptives somatiques de C2.

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